dimanche 8 novembre 2009

Tasmania (part 1)

J'ai l'impression d'avoir réservé les billets il y a une semaine et pourtant, cela fait déjà 2 mois et nous partons demain. Direction la Tasmanie, avec son histoire colonialiste et ses légendes.
Pour ceux qui ne situent pas trop ( mon cas avant de débarquer ici), c'est une ile au sud de l'Australie, autrefois peuplée par près de 10000 aborigènes, tous exterminés par les colons en l'espace de 50 ans. Le premier européen à découvrir cette ile fut un neerlandais, puis une expédition française fut envoyée en 1772. Mais les britanniques se dépéchèrent d'y établir une colonie (venant de Sydney) afin de nous empêcher de réclamer l'ile...

Mais revenons en 2009. Romain, Sofia, Kira, Sylvia et moi quittons les côtes australiennes, armés de nos seuls parapluies (on nous a prévenu, il pleut tout le temps) et maillots de bain ( là on est fou car déjà que l'eau n'est pas bien chaude à Sydney, ca ne risque pas de s'améliorer dans le sud...).

Notre périple commence à Launceston (avec 2h de retard, merci Jetstar. Tiens, ca rime!), où nous attend une superbe voiture de location que Sofia se fera un plaisir de conduire tout au long du voyage.

Voici la première vue de Tasmanie depuis l'avion, tout est très vert, et finalement, ils avaient peut-etre raison, il doit pleuvoir pas mal par ici! Nous descendons d'ailleurs de l'avion sous une pluie battante qui, heureusement pour nous, s'arrête aussi vite qu'elle a commencé.

La ville de Launceston n'est vraiment pas intéressante, si ce n'est quelques vieux bâtiments type colonialistes, et encore, ils ne paraissent pas très authentiques. Nous quittons vite fait l'agglomération pour nous rendre aux Cataract Gorges à une 20aine de km, attraction touristique certes, mais qui vaut le détour.












Je ne vous les présente plus






On les trouve partout ceux-là, à croire que ce sont les animaux nationaux par excellence!





Il est temps de partir car 2h de route nous attendent avant d'atteindre le backpacker de Bicheno. En effet, il est conseillé de rouler de jour car, la nuit, toute la faune sauvage est de sortie et se prendre un wallabie en pleine face ne fait pas mal qu'à lui! D'ailleurs, on peut régulierement voir un wallabie, wombat ou porc-épic mort sur le bord de la route...



Le lendemain, nous nous rendons au Freycinet National Park, l'un des plus beaux parcs d'Australie ( c'est toujours pareil, ils sont tous l'un des plus beaux!), sous ... un soleil radieux! Adieu la pluie, et ce, pour les 3 jours suivants!

On était le 31 octobre, celui-là l'avait bien compris!




Les Women in Black



A nous cinq, nous allons prendre près de 1600 photos... Imaginez le tri pour arriver à une 100aine dans ce message!





Wineglasse Bay, sublime


Nous y sommes!



Elle est bonne?



Je tiens à préciser qu'il s'agit d'une main masculine... hein Romain!



Désolé, vous ne couperez pas à ces photos!


Notez que Sylvia n'est pas sur les photos...


Nous repartons en direction de la seconde plage de l'autre coté de la presque-ile, Hazard Beach ( signifie danger en anglais...)









Les Sherlock Holmes en action...



Pourquoi? Cette plage porte bien son nom: elle est jonchée de cadavres de coquillages et autres bestioles.
Un mollusque immonde hérissé de pics redoutables? Non juste une des 12 branches d'une étoile de mer !

" spider crab"


Inconnu au bataillon. Mollusque, crotte d'animal (oui oui, c'est un éniment scientifique qui me l'a dit!), ...?













De retour à Bicheno, nous allons faire un tour sur la côte avant que le soleil ne se couche.


Avez-vous remarqué le petit bonhomme vert qui court à droite? Romain a tenté de défier les vagues rugissantes mais a vite battu en retraite!!

Le blowhole, jet d'eau de plus de 3 mêtres de haut.
Nous avions entendu parler d'un visite guidée payante ( 23 $ par personne) pour voir les pingoins, qui, chaque soir, sortent de l'eau pour aller nicher sur les rochers (ceux que vous venez de voir). Et bien sûr, personne ne sait exactement où, enfin, les touristes de passage comme nous!
Nous avons donc demandé par curiosité ce qu'il en était au proprio du backpacker et celui-ci, à notre grand étonnement, nous a donné une carte détaillée des meilleurs emplacements pour les observer, à condition de ne pas nous servir de nos appareils photos! Trop cool!
Une heure plus tard, nous étions donc bien sagement assis sur le rocher en question, attendant patiemment l'heure fatidique, 20h30 selon lui. Et puis soudain, à 20h30 précise, nous avons entendu des petits jabotements qui se distinguaient du cliquetis continuel des vagues. Et des têtes sont apparues!! Une dizaine de pingoins faisait route vers nous! Ils montaient tranquillement sur le gros rocher, s'arretant, hochant la tête, repartant. Ils n'étaient plus qu'à 3 mêtres de nous lorsque l'un d'entre a détecté notre présence et tous ces petits bonhommes en smoking ont filé comme des dératés en directions de la mer. Cela avait duré 5 minutes.
Nous avons décidé de rester, mais en nous reculant un peu, espérant qu'ils finiraient par revenir. En effet, 2 minutes plus tard, ils étaient là, en randonion, recommencant à escalader le rocher. Et cette fois ils n'ont pas fui et sont passés à 70 cm de nous. Incroyable!!
Un des nombreux tableaux accrochés au mur dans le backpacker.

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