Dear Punters,
As a few of you are already aware Kira is leaving these fair shores to return to Germany in search for fame and fortune. To celebrate we will be having a day at the races on the Saturday 21st November. This is very apt because horse racing is known as the Sport of Royalty. In keeping with the sport of royalty theme we will kick the day off with a champagne breakfast, for those of you which are unfamiliar with the decadence of a champagne breakfast the emphasis is usually on the champagne part and not the breakfast part (there will be food but if you are used to a substantial breakfast a light snack before you come might be in keeping). Additionally it is traditional and expected that people dress up to go to the races (race courses do have dress standards, and so do I).
Dress up, voilà un mot qui ne faisait pas partie du vocabulaire d'une voyageuse n'ayant droit qu'à 20kg de bagages!! La recherche d'une robe décente a été longue et s'est soldée par un terrible échec: les australiennes ont des goûts désespérants aussi bien en terme de longueur (une feuille de vigne serait tout aussi recouvrant) que de couleur (leur bleu roi satin genre Barbie va au bal faisait peur à voir).
Je me suis donc résignée à porter une robe d'été que j'avais apportée, mais en y ajoutant ma touche personnelle: des agapanthes fraichement cueillies et recouvertes de vernis pour tenir la journée. Personne n'avait un fascinator comme le mien!
Nous nous sommes donc présentées, Kira, Sylvia et moi à 10 heures précises le 21 novembre, dans nos plus beaux atours.
Nous étions arrivées depuis à peine 10 minutes que déjà les courses commencaient: certains affirmaient que les juments étaient plus rapides que les hongres (= étalon castré) et ont immédiatement voulu voir si cela s'appliquait aux humains!
L'autre français du labo: il n'avait pas cette moustache il y a un mois. Et pour cause: c'est pour la bonne cause! Chaque année, le 1er novembre, certains jeunes scientifiques se laissent pousser la moustache jusqu'au 30 novembre. Ils participent ainsi à un mouvement qui vise à récolter de l'argent pour telle ou telle maladie. Et le pire, c'est que ça marche: ils ont récolté près de 10000$ ( ou 1000 je ne sais plus...)!
A quand les femmes à barbe!!
Il était une heure lorsque nous sommes arrivés aux courses, les deux premières de la journée étant déjà terminées. Je ne sais pas si c’est partout pareil mais ce jour-là, les courses étaient espacées de 40 minutes pour laisser le temps aux gens de parier et se sustenter. Sylvia était d'ailleurs frustrée car elle avait manqué celle dans laquelle son cheval courait .Un tableau affichait en permanence les évolutions des paris sur la course à venir. Vous pouviez donc voir le numéro des différents chevaux et les fluctuations des taux de chacun. Pour faire simple, moins il y a de gens qui ont parié sur un cheval donné (car jugé peu intéressant au regard de ses performances antérieures), plus son taux est élevé, et donc plus vous pouvez gagner en pariant dessus! Soit dit en passant, il faut tout de même que la bourrique gagne !!
Dix minutes avant le début de la course, les chevaux viennent défiler devant les tribunes pour que chacun puisse les observer tranquillement. Et vous voyez tout de suite ceux qui ne risquent pas de gagner : à moitié endormis, suivant bien trop docilement la personne les longeant. D’autres, au contraire, ont déjà un sabot dans la course : impétueux, incapables de se tenir tranquilles, tentant d’échapper aux assauts du jocker voulant grimper sur leur dos, esquivant les caresses, soufflant, gonflant le poitrail, … bref, prêts à en découdre !
J’ai commencé par miser 2 € sur un petit cheval, Honest Lies, très fougueux et fière, qui me paraissait de bon augure. Il ne faisait pas partie des favoris mais tenait une place honorable dans le peloton de tête.
Au top départ, les chevaux se sont élancés.
Au top départ, les chevaux se sont élancés. La deuxième, rebelote, parmi tous ces chevaux magnifiques, j’en remarque plusieurs mais l’un d’entre eux sort du lot : Emotional Outburst. Je mise encore 2 $ sur lui, en win, c’est-à-dire que je ne gagne quelque chose que s’il termine premier. L’autre possibilité est « place » où le cheval doit arriver dans les trois premiers, mais forcément les gains seront moins importants.
Sa course est parfaite : il se place en quatrième position dès le début puis remonte les places et termine la course en tête. Je suis sur une autre planète, je viens encore de gagner. Je n’en reviens toujours pas, je tremble de joie, les autres me congratulent et me demandent déjà des tuyaux pour les prochaines courses.
La troisième course est ma préférée. Tout le monde avait parié sur le favori, le numéro 3, Theophorus . Superbe cheval tout en finesse et en muscles. Mais moi, je préférais Lyncean Academy, numéro 2, originaire de Nouvelle-Zélande ce qui d’après Hamish était un très mauvais signe ( Si le grand Hamish a osé dire ca sur son propre peuple, c’est que ce doit être bien fondé !). Pourtant, je campe sur mes positions, ce cheval me plait vraiment. Au départ de la course, il n’est même pas dans les 4 premiers affichés à l’écran, mais ce n’est que le début, tout peut encore se jouer. A mis-parcours, il est troisième mais le favori est en tête avec une longueur d’avance. Dans la dernière ligne, le favori vole vers sa victoire attendue lorsque qu’un autre cheval le rattrape, le talonne, le dépasse puis revient à sa hauteur : c’est Lyncean ! Une seconde plus tard, le camp du favori exulte de joie, tous mes voisins ont le sourire au lèvres, leur cheval a triomphé. Je baisse les bras, dépitée, regarde les autres avec tristesse, j’y croyais tellement. Et puis tout d’un coup, l’écran géant nous montre la photo finish et là surprise, mon cheval a 5 centimètres d’avance sur l’autre. Son museau a fait la différence !! Explosion de joie et de cris : troisième participation, troisième victoire !! Ils étaient tous dégoutés, me regardaient sans mot dire. 5 centimètres, 5 petits centimètres et leur victoire illusoire volait en éclats.
J'ai été la reine des courses ce jour là, et j'en ai encore des frissons en vous écrivant. Hamish n'est d'ailleurs pas prêt de me faire oublier cette dernière course. Depuis 3 jours, il ne peut s'empêcher de la narrer à toute personne qui souhaite avoir de nouvelles sur les paris réalisés. "So close, so close!". Eh oui, Hamish, so close ne suffit plus!
Nous avons terminé la journée à l'opéra Bar, bar situé ...sous l'opéra, bon ce n'était pas très compliqué! .JPG)
Voilà ce qu'on est censé voir derrière moi:
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