Romain a profité d’un jour férié pour venir passer quelques jours à Sydney. J’avais donc décidé de fuir la ville et sa monotonie pour nous réfugier dans les magnifiques paysages du Ku Ring Gai National Park.
Tout était prévu : le trajet en bus pour accéder au parc, le campement réservé à l’avance par mes soins dans un coin reculé relié au monde par un petit ferry, la tente ainsi que tout le matériel nécessaire pour un week-end en autarcie empruntés à Josh (un grand merci !!). Tout? Non! Un paramètre résiste encore et toujours : le temps! Plus la date fatidique du départ approchait et plus je désespérais devant Météo Australie qui ne m’annonçait que de la pluie pour le week-end. Nous sommes tout de même partis sous le regard condescendant de mes collègues de travail qui tentaient de me réconforter en me disant qu’au campement, des abris étaient prévus pour faire un barbecue au sec (oui parce qu’un repas du dimanche australien sans barbecue n’est pas un repas du dimanche… et tout parc australien si petit soit-il se doit d’avoir son emplacement barbecue) … Youpi, j’ai amené que des pates et de la sauce tomate…
Plus nous progressions vers notre but ultime, plus le temps se dégradait. Nous avons attendu le bateau à la pointe de Palm Beach (célèbre pour ses magnifiques maisons de milliardaires, Nicole Kidman en possède une) sous une pluie fine rehaussée d’un vent glacial. Puis à notre arrivée au quai du Basin, terminus de notre périple, une pluie diluvienne s’est abattue sur nous. Nous étions donc 10 pequenauds coincés sous un petit toit en bois, collés les uns aux autres, attendant désespérément une accalmie pour pouvoir monter la tente et s’engouffrer dedans. Mais celle-ci tardant à venir, chacun notre tour, nous l’avons montée sur place et puis couru pour la poser au milieu du champ avant de revenir à toute allure prendre les affaires pour un nouvel aller-retour. Genre les Bronzés vont faire du camping. Ca ne pouvait pas commencer plus mal!
Au bout d’une heure, nous avons enfin pu sortir la tête de nos duvets pour admirer les environs.
Un horrible oiseau, proche du vautour!
Le soir tombant très tôt, l’après-midi a été de courte durée et la soirée s’est terminée par des sudoku! Il a d’ailleurs perdu!
Dimanche nuageux mais pas de pluie, espérons qué ça dourrre! Et ça a duré jusqu’au soir à notre retour au campement.
Petit intermède sur les arbres de ce pays, tous plus bizarres les uns que les autres.
Entre le pestiféré ( smooth-barked tree),
l’hémorragique,
le cicatrisé,
le boutonneux,
le brûlé au troisième degré ( et beaucoup sont ainsi...),
sans oublier ceux que je vous avais déjà présentés dans les Blue Mountains ( le poignardé, le tortueux et le pelé), il faudrait d’urgence que nous envoyions Georges Clooney par ici !!!!! Wouaf wouaf wouaf

Le wallaby qui a fait ces traces (vous pouvez admirer l’empreinte de la queue qui leur sert d'appui), était juste à trois mètres de moi, dégustant tranquillement son petit déjeuner assaisonné à la rosée du matin.
Et un lundi ensoleillé !!!!
Quand je pense qu’il a plu tout le week-end à Sydney… Les pauvres, gnark gnark gnark !!
Finalement, c’était un véritable bol d’air marin et de nature qui nous a fait éviter la grisaille de Sydney, et Romain semble ravi.
Mission accomplie!!
C'est magnifique :) Heureusement que la pluie n'a pas persisté !
RépondreSupprimerBisous
En effet, c'est magnifique! Et vous n'avez pas encore vu la Tasmanie!
RépondreSupprimerD'ailleurs, il y a du relachement sur votre blog, aucun message depuis plus d'un mois! ;) Des photos, des photos!!